La Baie d'Audierne

Entre Audierne et Le Guilvinec

La Bretagne

La Bretagne s’avance dans l’océan Atlantique et se termine avec le Finistère à la silhouette de trident.
La partie nord de la Bretagne présente une remarquable variété de paysages : bocage et vergers à cidre d’Ille-et-Vilaine, collines chauves et landes des monts d’Arrée, vallées fluviales remontées par les marées (la Rance, la rivière de Morlaix, la région des Abers...), plateau du Léon consacré aux choux-fleurs et aux artichauts. À l’ouest de Saint-Brieuc, la Côte d’Émeraude se mue en Côte de Granit rose.

La Baie d'Audierne
La Baie d'Audierne forme un arc étiré de l'embouchure de la rivière Goyen au nord à la pointe de la torche au sud en Pays bigouden. C'est un milieu exceptionnel, reconnu en Europe pour la diversité de sa flore, de sa faune ou avifaune et pour l'originalité de ses paysages. L'ensemble compose un site naturel classé depuis 1989 de 1 165 ha sur 7 communes.Voilà une péninsule qui indique la fin de l’Europe occidentale.

Grande ouverte sur l’Atlantique, la baie d’Audierne s’arque de la pointe du Raz à la pointe de Penmarc’h sur plus d’une quarantaine de kilomètres de rivages exposés aux rigueurs de l’océan. Fécond lieu de rencontre entre domaine océanique et basses terres, elle présente dans sa partie sud, au Pays Bigouden, un territoire ras et dépouillé où s’interpénètrent estrans sableux, cordons de galets, dunes, palues, prairies, lagunes et marais. Bien que protégées depuis des temps immémoriaux par l’Ero Vili, colossal rempart de galets issus d’anciens platiers rocheux, et par de hautes dunes, les côtes bigoudènes furent maintes fois redessinées au fil du temps. Durant l’automne et l’hiver, de saisissantes tempêtes s’y abattent avec force. Au plus fort du déchaînement des eaux marines, des brèches s’ouvrent aux exutoires des lagunes qui parsèment le littoral. Lors des fortes précipitations, étangs et marais débordent et inondent la plaine dunaire qui se transforme alors en de gigantesques zones humides. Aux saisons clémentes, les sols des palues s’assèchent et se couvrent d’une riche végétation. Sur ces grandes étendues enherbées, moutons, vaches et chevaux paissent à loisir. De nombreux habitats jalonnent le site et accueillent une faune sauvage remarquable. Dans ce pays où les éléments ont façonné un lénifiant paysage primaire, les hommes se sont installés dès l’aube de l’humanité. Enfouies sous les sables ou révélées au grand jour, leurs traces indiquent une occupation qui remonte à plus de 450 000 ans. Sur la pointe de la Torche, unique promontoire rocheux de ce bout de littoral, un dolmen surplombe l’ensemble de la baie. Énigmatique témoin de la période mégalithique, il semble construit pour l’éternité.